TOUT E(S)T MUSIQUE
Labels, majors, artistes, politiques et consorts s’arrachent les cheveux sur le sens et le cadre à donner à la nouvelle circulation de la musique dématérialisée. L’opéra moderne La Noce des Platines la re-matérialise au contraire à souhait dans un décor de studio d’enregistrement et décline en tous sens le rapport musique/machine/mélomane.
En musique of course.
En musique of course.
François Ribac raconte l’anecdote à l’envi. Il dit et redit : « Au moment où les industries de la musique planifiaient le passage du vinyle au CD se développait le hip-hop, qui a transformé les platines en instruments de musique. » Derrière l’exemple, une idée forte : la musique est influencée par les techniques de son enregistrement et de sa diffusion, et l’auditeur ne l’est pas moins de son côté. Ribac est aussi sociologue de la musique, c’est dire s’il sait de quoi il parle… Casquette de metteur en scène vissée sur le crâne, ce dernier ne fait pas le (mauvais) coup de la démonstration argumentative ; il orchestre un réjouissant pop-opéra « coloré, ludique, poétique », mais pas didactique.
« Musicanique ». Ribac parle de « théâtre musical » : quand la musique devient geste, le geste devient théâtre. Sur une partition qui respire la fraîcheur de la pop britannique des 60’s, le son des voix, des instruments mais aussi des machines (platines, tables de mixage, magnétophone, synthé Bontempi…) occupent une place égale dans le livret. Les objets mécaniques manipulés deviennent de véritables éléments artistiques dans un capharnaüm d’idées sonores. Alors nous, génération ayant connu papas à moustaches et avec vinyle, donné notre premier baiser sur une cassette de slows et qui collectionnons encore les cd comme des pépites d’or tout en arpentant le net en quête de MP3*… flattons-nous de ce privilège d’avoir déjà connu moult supports (et rapports) musicaux et courons à La Noce des Platines !
* sans les télécharger illégalement bien sûr !
LA NOCE DES PLATINES
5.02, 20h30, Roubaix, La Condition Publique, 8/12€, +33 328 33 57 57,
« Musicanique ». Ribac parle de « théâtre musical » : quand la musique devient geste, le geste devient théâtre. Sur une partition qui respire la fraîcheur de la pop britannique des 60’s, le son des voix, des instruments mais aussi des machines (platines, tables de mixage, magnétophone, synthé Bontempi…) occupent une place égale dans le livret. Les objets mécaniques manipulés deviennent de véritables éléments artistiques dans un capharnaüm d’idées sonores. Alors nous, génération ayant connu papas à moustaches et avec vinyle, donné notre premier baiser sur une cassette de slows et qui collectionnons encore les cd comme des pépites d’or tout en arpentant le net en quête de MP3*… flattons-nous de ce privilège d’avoir déjà connu moult supports (et rapports) musicaux et courons à La Noce des Platines !
* sans les télécharger illégalement bien sûr !
LA NOCE DES PLATINES
5.02, 20h30, Roubaix, La Condition Publique, 8/12€, +33 328 33 57 57,
Nathanaëlle Leschevin
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