THE EARLIES
The Enemy Chorus | Differ-Ant
Il y a deux ans, un combo mi-anglais mi-américain déboulait en France armé de casquettes cradingues et de barbes mal taillées, et s’imposait en virtuose des atmosphères pop bucoliques. Aujourd’hui, avec leur deuxième opus, les Earlies continuent de brouiller les pistes. Sur The Enemy Chorus, ces dissidents creusent un peu plus cet étrange sillon qui emprunte autant aux Flaming Lips qu’à Spiritualized, au Krautrock « old school » de Faust qu’aux méconnus et magnifiques Flotation Toy Warning. Les lignes mélodiques sont claires, la mélancolie offre des notes d’espoir et la solitude est celle des grands espaces (l’influence américaine ?) plus que de l’abandon. Le son est plus lourd et le propos a gagné en sagesse : les adolescents foufous sont devenus des adultes impénétrables
Fleur Richard
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