SHARKO
Molécule | Bang / Discograph
Mettons les choses au clair, tout de suite. Le trio belge ne fait jamais le même disque. Le
petit jeu de l’innovation commence dès le premier morceau, Bug, ses premières paroles (Hello everyone…), style « Bienvenue dans notre nouveau chez nous… ». Ensuite Sweet Protection se présente comme un hymne dance floor. Puis Motels, le single, allie une rigidité technoïde
aux sons clinquants d’une guitare cheap acoustique. Le groupe a gagné en profondeur tout en gardant ce côté rafraîchissant, préservé par le format guitare/basse/batterie. En deux mots comme en cent, on peut ne pas aimer, mais on ne s’ennuie pas. Sharko lorgne du côté indie limite lo-fi amerloque, balance l’électro qui lui chante, sait rocker lourd quand on lui demande. Alors comment décrire Molécule ? C’est sombre, tourmenté, varié, concis, brut. Sharko n’avait pas habitué à ça. C’est tant mieux. C’est réussi.
Stéphane Ullerie
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