PERLE
La Vie comme une erreur, comme un mystère. Une alchimie. Comme un grain de sable tombé dans une huître, frotté et poli, qui se transforme en la plus belle des perles. Comme l’amour que l’homme a osé polir à sa mesure, en toute vérité, en toute sincérité. Rencontre avec le chorégraphe finlandais Juha-Pekka Marsalo qui, dans sa dernière création Perle, nous rappelle à nos propres contradictions !
let’smotiv : Juha, Perle est le troisième volet d’un triptyque commencé en 2002. Quel en est le cheminement ?
Juha : La première pièce, Isä, posait la question des racines : d’où je viens ? qui suis-je ? Entretemps, Carolyn Carlson* m’a proposé un solo qui, sans le vouloir, prenait la suite et oscillait entre le passé et l’avenir. S’en dégageait un désir, celui de créer des choses belles, qui donnent envie de vivre. Comme par exemple... l’amour, bien sûr ! Alors s’est imposé à moi Scène d’amour. Même si on vit dans une société sans tabou, l’amour, on s’y colle avec ses préjugés. Il faut enlever les artifices et oser dire sa vérité à soi !
let’smotiv : Et Perle ? Si tu devais l’évoquer en une scène ?
Juha : Je parlerais d’une scène très belle, à la fin. L’homme polit la femme avec le revers de la main, comme une perle, dans un travail asexué et efficace. Il y a une force mais très douce, comme une fine glace qui craque entre l’automne et l’hiver.
let’smotiv : Comment te représentes-tu un corps qui danse ?
Juha : Selon moi, c’est un corps libre, disponible qui réagit dans la nécessité. Le poids, c’est toi. Tu dois diriger ce poids. Comment dire ? Etre son maître, son conducteur.
let’smotiv : Et un esprit qui danserait ?
Juha : Dans Perle, il y a un mélange de tendresse et de sincérité abrupte. C’est pareil dans la vie : il faut canaliser le bon et le mauvais, il faut savoir tout prendre. Et inversement : on ne devrait surtout pas avoir le choix de ne pas donner !
* Perle est le fruit d’une carte blanche donnée à Juha-Pekka Marsalo par Carolyn Carlson, directrice artistique du CCN à Roubaix.
Juha : La première pièce, Isä, posait la question des racines : d’où je viens ? qui suis-je ? Entretemps, Carolyn Carlson* m’a proposé un solo qui, sans le vouloir, prenait la suite et oscillait entre le passé et l’avenir. S’en dégageait un désir, celui de créer des choses belles, qui donnent envie de vivre. Comme par exemple... l’amour, bien sûr ! Alors s’est imposé à moi Scène d’amour. Même si on vit dans une société sans tabou, l’amour, on s’y colle avec ses préjugés. Il faut enlever les artifices et oser dire sa vérité à soi !
let’smotiv : Et Perle ? Si tu devais l’évoquer en une scène ?
Juha : Je parlerais d’une scène très belle, à la fin. L’homme polit la femme avec le revers de la main, comme une perle, dans un travail asexué et efficace. Il y a une force mais très douce, comme une fine glace qui craque entre l’automne et l’hiver.
let’smotiv : Comment te représentes-tu un corps qui danse ?
Juha : Selon moi, c’est un corps libre, disponible qui réagit dans la nécessité. Le poids, c’est toi. Tu dois diriger ce poids. Comment dire ? Etre son maître, son conducteur.
let’smotiv : Et un esprit qui danserait ?
Juha : Dans Perle, il y a un mélange de tendresse et de sincérité abrupte. C’est pareil dans la vie : il faut canaliser le bon et le mauvais, il faut savoir tout prendre. Et inversement : on ne devrait surtout pas avoir le choix de ne pas donner !
* Perle est le fruit d’une carte blanche donnée à Juha-Pekka Marsalo par Carolyn Carlson, directrice artistique du CCN à Roubaix.
Pascal Lefranc
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