LE FRESNOY: 10 ANS DE PROFUSION ET DE CREATION
Pour fêter son dixième anniversaire, le Studio national des arts contemporains propose, pendant 5 mois, un parcours géographique et artistique illustrant le formidable creuset de création et de formation qu’il est devenu à Tourcoing.
Que de chemin parcouru par le Fresnoy depuis 1997 ! Comme nombre de parachuté, en l’occurrence il s’agissait d’un projet ministériel d’aménagement du territoire, il a mis du temps pour être accepté et aujourd’hui reconnu. Pas tant en ce qui concerne sa notoriété artistique et pédagogique qui fut immédiate dès sa création, mais assurément en terme de reconnaissance auprès d’un public plus large c’est à dire moins versé dans la création contemporaine nourrie de nouvelles technologies. Un pari réussi, pour une structure atypique en France voire à l’étranger, qui associe à la fois une école de formation supérieure transdisciplinaire1, un lieu de production (films, vidéos, installations) et d’expositions. Le tout dans un bâtiment mythique de divertissement populaire, véritable Luna Park reconverti par l’architecte Bernard Tschumi alors même qu’il menaçait de finir en grande surface de bricolage !
30 expositions de référence
Heureusement, il n’en a rien été. Les combats de catch et les bals ont cédé la place aux expositions, aux projections de cinéma et autres concerts, spectacles et conférences. Malgré un budget de fonctionnement annuel spartiate et inchangé depuis sa préfiguration en 1992 (4 M d’euros), le Fresnoy a réussi à s’imposer. En tout, il a produit plus de 30 expositions et si sa fréquentation ne sera jamais celle d’un musée, elle a fortement progressée, et gageons que ce n’est pas fini. Dès sa toute première exposition conçue par Dominique Païni, « Projections, les transports de l’image », le Fresnoy a marqué les esprits. Si aujourd’hui la pratique est entendue, c’était la première fois que le cinéma et les images projetées faisaient leur entrée dans un lieu d’exposition d’art contemporain. Impossible de citer toute cette programmation mais rappelons en quelques temps forts : Johan Van der Keuken, Fabio Mauri, Thierry Kuntzel ou encore « La Ville qui fait signe ». Sans oublier les neuf Panoramas, ces rendez-vous annuels présentant à la fois les créations des étudiants et de leurs professeurs-artistes-intervenants.
Une utopie vécue
Pour célébrer cette riche décennie, Alain Fleischer, fondateur et directeur du Fresnoy, n’a pas voulu d’une vision figée et tournée vers le passé, à l’opposé de la vocation du Studio. Il a confié à Madeleine Van Doren, ancienne commissaire de la toute première exposition de fin d’année des étudiants, le soin de concocter une programmation éclectique, en prise avec la création actuelle. Elle sera présentée dans neuf lieux du Nord – Pas-de-Calais dont trois (Lab-Labanque, L’Hôpital du Hainaut et la Maison syndicale des mineurs) inaugurent une vocation à venir ou aussi temporaire que surprenante de monstration. Rude tâche que de sélectionner parmi les 450 oeuvres créées en dix ans, qu’elle nous invite à découvrir ou à revoir aujourd’hui, dans des environnements totalement nouveaux. En cela, elle suit l’esprit originel de ce lieu, jadis utopique et rêvé, aujourd’hui ancré à Tourcoing et reconnu bien au delà.
30 expositions de référence
Heureusement, il n’en a rien été. Les combats de catch et les bals ont cédé la place aux expositions, aux projections de cinéma et autres concerts, spectacles et conférences. Malgré un budget de fonctionnement annuel spartiate et inchangé depuis sa préfiguration en 1992 (4 M d’euros), le Fresnoy a réussi à s’imposer. En tout, il a produit plus de 30 expositions et si sa fréquentation ne sera jamais celle d’un musée, elle a fortement progressée, et gageons que ce n’est pas fini. Dès sa toute première exposition conçue par Dominique Païni, « Projections, les transports de l’image », le Fresnoy a marqué les esprits. Si aujourd’hui la pratique est entendue, c’était la première fois que le cinéma et les images projetées faisaient leur entrée dans un lieu d’exposition d’art contemporain. Impossible de citer toute cette programmation mais rappelons en quelques temps forts : Johan Van der Keuken, Fabio Mauri, Thierry Kuntzel ou encore « La Ville qui fait signe ». Sans oublier les neuf Panoramas, ces rendez-vous annuels présentant à la fois les créations des étudiants et de leurs professeurs-artistes-intervenants.
Une utopie vécue
Pour célébrer cette riche décennie, Alain Fleischer, fondateur et directeur du Fresnoy, n’a pas voulu d’une vision figée et tournée vers le passé, à l’opposé de la vocation du Studio. Il a confié à Madeleine Van Doren, ancienne commissaire de la toute première exposition de fin d’année des étudiants, le soin de concocter une programmation éclectique, en prise avec la création actuelle. Elle sera présentée dans neuf lieux du Nord – Pas-de-Calais dont trois (Lab-Labanque, L’Hôpital du Hainaut et la Maison syndicale des mineurs) inaugurent une vocation à venir ou aussi temporaire que surprenante de monstration. Rude tâche que de sélectionner parmi les 450 oeuvres créées en dix ans, qu’elle nous invite à découvrir ou à revoir aujourd’hui, dans des environnements totalement nouveaux. En cela, elle suit l’esprit originel de ce lieu, jadis utopique et rêvé, aujourd’hui ancré à Tourcoing et reconnu bien au delà.
François Lecocq
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