LES PARADIS ARTIFICIELS : DE LA LUNE AUX PARADIS
Ils sont plutôt audacieux, ceux qui sont « A Gauche de La Lune ». D’abord, ces tourneurs montent, pour la deuxième fois, un festival qui n’en est pas vraiment un. Ensuite, ils décident de l’appeler les Paradis Artificiels, alors que la programmation est loin d’être factice : tout ça « parce que c’est une association de mots qui est simplement parfaite,
et poétique ». Anne-Sophie, Florent et Sophie nous racontent comment ils en sont arrivés là.
et poétique ». Anne-Sophie, Florent et Sophie nous racontent comment ils en sont arrivés là.
Bienvenue chez les Ch’tis, pense-t-on une fois franchi le seuil de leur porte. Leur antre est une jolie maison de briques rouges, avec des escaliers dans tous les recoins. Sur les murs, sur les portes, d’amusantes maximes encadrées célèbrent la fierté d’être, en plus d'« à gauche de la lune », du Nord. Leur spécialité, cependant, ce ne sont pas les tartines de maroilles trempées dans le café : « notre coeur de métier, c’est la tournée, depuis 12 ans. Nous représentons les artistes locaux dans tout l’hexagone » raconte la riante Anne-Sophie. « Puis nous nous sommes lancés dans la programmation, notamment pour la fête de l’Huma ». « Nous », c’est une joyeuse équipe de 11 personnes - programmateurs, régisseurs, mais aussi comptables et diffuseurs - qui oeuvre dans un climat familial et chaleureux. « En tant que tourneurs, nous avons des facilités pour organiser notre propre festival : les producteurs nous connaissent bien, et nous font confiance : ils savent que leurs artistes seront bien reçus ».
Mix'n match
Voir se côtoyer sur une même affiche le métalleux Serj Tankian (chanteur de System
Of A Down), l’intimiste Pauline Croze, le politiquement reggae Tiken Jah Fakoly, l’électroniquement soul Jamie Lidell et les rock n’rolling Babyshambles, c’est déroutant. Encore plus si on y ajoute Daniel Darc le romantique torturé, Grand Corps
Malade le loquace taciturne et Max Boublil le blagueur. Sans compter les Alela Diane, Chris Clark et quelque trente autres regroupés sous la bannière des Paradis Artificiels. « Cette chose qu’on a appelée festival, c’est un polaroïd de ce que nous trouvons intéressant en ce moment, avec des groupes émergents et des têtes d’affiche », décrit Florent. Justement, ça rappelle un peu le principe du Printemps de Bourges, qui se déroule juste au même moment, et où l'on retrouve un certain nombre d’artistes : ce n’est pas gênant ? « C’est surtout pour les médias que c’est gênant… » estime Anne-Sophie. « Nous n’avons pas la même dimension que Bourges, on reste à un niveau local. Ce qui nous donne, finalement, plus de flexibilité, puisque nous n’avons pas la pression d’une grosse infrastructure et d’une politique de programmation contraignante : on aime, on programme. On peut se décider 8 mois ou 15 jours à l’avance, ce n’est pas un problème. Du coup, on ne rate rien. »
Sur mesure
« Pour cette deuxième édition, nous avons une programmation plus dense, avec plus d’artistes, plus de styles différents, plus de salles, et donc plus de fréquentation », commence Sophie, avant d’être interrompue par Anne-Sophie : « Mais pour autant, nous ne voulons pas donner dans le gigantisme, ou les scènes de plein air. D’autant que la Belgique fait ça très bien… On veut offrir au public et à l’artiste les conditions
optimales d’un bon concert, et ça, pour nous, c’est la salle ». Florent approuve : « Pour les soirées, on a décidé de ne pas programmer plus de 4 groupes : chacun fait un vrai concert. Ca permet de jolies mises en scène, et pas juste 40 minutes de set. Comme nous avons accès à des salles très différentes, avec des jauges allant de 200 à 6 000 places, on peut vraiment choisir le lieu qui convient le mieux à l’événement ». De même, « on a fait un système de 6 pass (ndlr : les pass sont des tickets forfaitaires), avec des prix assez attractifs, qui permet de voir plusieurs soirées. L’année prochaine, quand ce sera techniquement possible, nous voudrions que les gens puissent se faire des pass à la carte ». Et eux-mêmes, s’ils devaient choisir une soirée ? Ca hésite ferme, ils les aiment toutes. Anne-Sophie avoue : « La soirée rock au Zénith a quand même vraiment de la gueule ».
LES PARADIS ARTIFICIELS
du 15 au 21.04, Lille, Tourcoing, Valenciennes
Mix'n match
Voir se côtoyer sur une même affiche le métalleux Serj Tankian (chanteur de System
Of A Down), l’intimiste Pauline Croze, le politiquement reggae Tiken Jah Fakoly, l’électroniquement soul Jamie Lidell et les rock n’rolling Babyshambles, c’est déroutant. Encore plus si on y ajoute Daniel Darc le romantique torturé, Grand Corps
Malade le loquace taciturne et Max Boublil le blagueur. Sans compter les Alela Diane, Chris Clark et quelque trente autres regroupés sous la bannière des Paradis Artificiels. « Cette chose qu’on a appelée festival, c’est un polaroïd de ce que nous trouvons intéressant en ce moment, avec des groupes émergents et des têtes d’affiche », décrit Florent. Justement, ça rappelle un peu le principe du Printemps de Bourges, qui se déroule juste au même moment, et où l'on retrouve un certain nombre d’artistes : ce n’est pas gênant ? « C’est surtout pour les médias que c’est gênant… » estime Anne-Sophie. « Nous n’avons pas la même dimension que Bourges, on reste à un niveau local. Ce qui nous donne, finalement, plus de flexibilité, puisque nous n’avons pas la pression d’une grosse infrastructure et d’une politique de programmation contraignante : on aime, on programme. On peut se décider 8 mois ou 15 jours à l’avance, ce n’est pas un problème. Du coup, on ne rate rien. »
Sur mesure
« Pour cette deuxième édition, nous avons une programmation plus dense, avec plus d’artistes, plus de styles différents, plus de salles, et donc plus de fréquentation », commence Sophie, avant d’être interrompue par Anne-Sophie : « Mais pour autant, nous ne voulons pas donner dans le gigantisme, ou les scènes de plein air. D’autant que la Belgique fait ça très bien… On veut offrir au public et à l’artiste les conditions
optimales d’un bon concert, et ça, pour nous, c’est la salle ». Florent approuve : « Pour les soirées, on a décidé de ne pas programmer plus de 4 groupes : chacun fait un vrai concert. Ca permet de jolies mises en scène, et pas juste 40 minutes de set. Comme nous avons accès à des salles très différentes, avec des jauges allant de 200 à 6 000 places, on peut vraiment choisir le lieu qui convient le mieux à l’événement ». De même, « on a fait un système de 6 pass (ndlr : les pass sont des tickets forfaitaires), avec des prix assez attractifs, qui permet de voir plusieurs soirées. L’année prochaine, quand ce sera techniquement possible, nous voudrions que les gens puissent se faire des pass à la carte ». Et eux-mêmes, s’ils devaient choisir une soirée ? Ca hésite ferme, ils les aiment toutes. Anne-Sophie avoue : « La soirée rock au Zénith a quand même vraiment de la gueule ».
LES PARADIS ARTIFICIELS
du 15 au 21.04, Lille, Tourcoing, Valenciennes
Olivia Volpi
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