LES OGRES DE BARBACK
Du simple au néant | Irfan
Et de dix. Dix albums, soit autant d’instantanés d’une vie discographique bien remplie pour la fratrie Burguière. Et pour autant, toujours le même effet de surprise à l’écoute de ces nouvelles pistes. Autant dans les influences musicales (cf. la mélopée cambodgienne en ouverture, les sonorités électro sur Il ne restera rien ou orientales avec le duo oud/derbouka sur Madjid) que dans l’apport d’instruments (cf. le sublime plaidoyer Jérôme, soutenu par un orgue d’église). Bien sûr, Du simple au néant puise toujours ses rimes du côté de la chanson rock, mais Alice, Mathilde, Fred et Sam ont définitivement mûri – vieilli, diront certains – mettant engagement citoyen et nostalgie existentielle (cf. le troublant Pas bien) au premier plan. Un appel au déséquilibre salvateur.
(Kr)Ogre
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