KUNSTENFESTIVALDESARTS : DEMANDEZ LE KUNSTEN !
Cosmopolite par excellence, la 14e édition du « Kunstenfestivaldesarts » continue à sonder l’espace urbain avec exigence. Pendant 26 jours, des approches esthétiques multiples, détonantes vont s’entrelacer à Bruxelles, révélant « un réseau complexe de communautés où les concepts de nation, de langue et de culture sont relativisés ».
Un engagement intact
Si nos responsables politiques sont actuellement d’une grande discrétion en matière culturelle, certaines manifestations poursuivent leur mission sur un mode nettement plus volontaire et encouragent la création artistique. Ainsi, le « Kunsten » porte avec enthousiasme et conviction les démarches qui visent à émouvoir, à dégager un espace de dialogue, à interroger le réel, à flirter avec l’indicible. Ce festival promeut sans détours la jeune création et offre un espace de résonance à nos préoccupations.
Des frontières fluidifiées
Tout y est : des histoires troubles avec le récital de Josse de Pauw réalisé à partir d’interviews d’anciens SS, d’autres plus intimes, dévoilées par Edit Kaldor et sondées par le chorégraphe Pierre Droulers. L’enfance est abordée avec humour et lucidité par Tim Etchelle et le drame dépeint sur fond de township. La rage et la tendresse électrisées par William Forsythe succèdent à l’analyse de nos espaces sensoriels par Anne Teresa de Keersmaeker et la plasticienne Véronica Janssens. Nos comportements humains sont saisis par le regard de la vidéaste Anu Pennanen. Le « Kunsten » s’affirme telle une plaque tournante qui suscite l’engouement des acteurs de la création contemporaine. Il livre des éléments de réponse à nos interrogations dans une ville très attachée à son rôle dans un espace éminemment européen. Cette plate-forme attentive et généreuse nous rappelle qu’il y a mille façons de vivre nos vies. Faites vos choix, c’est politiquement artistique !
Si nos responsables politiques sont actuellement d’une grande discrétion en matière culturelle, certaines manifestations poursuivent leur mission sur un mode nettement plus volontaire et encouragent la création artistique. Ainsi, le « Kunsten » porte avec enthousiasme et conviction les démarches qui visent à émouvoir, à dégager un espace de dialogue, à interroger le réel, à flirter avec l’indicible. Ce festival promeut sans détours la jeune création et offre un espace de résonance à nos préoccupations.
Des frontières fluidifiées
Tout y est : des histoires troubles avec le récital de Josse de Pauw réalisé à partir d’interviews d’anciens SS, d’autres plus intimes, dévoilées par Edit Kaldor et sondées par le chorégraphe Pierre Droulers. L’enfance est abordée avec humour et lucidité par Tim Etchelle et le drame dépeint sur fond de township. La rage et la tendresse électrisées par William Forsythe succèdent à l’analyse de nos espaces sensoriels par Anne Teresa de Keersmaeker et la plasticienne Véronica Janssens. Nos comportements humains sont saisis par le regard de la vidéaste Anu Pennanen. Le « Kunsten » s’affirme telle une plaque tournante qui suscite l’engouement des acteurs de la création contemporaine. Il livre des éléments de réponse à nos interrogations dans une ville très attachée à son rôle dans un espace éminemment européen. Cette plate-forme attentive et généreuse nous rappelle qu’il y a mille façons de vivre nos vies. Faites vos choix, c’est politiquement artistique !
Pauline Barascou
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