ISLAND ON THE EDGE : BRUXELLES A LA MODE ISLANDAISE
Du 27 février au 15 juin, le Palais des beaux-arts de Bruxelles devient l’ambassade culturelle et artistique de l’Islande. Expositions, concerts, spectacles de théâtre et danse, cinéma, architecture et littérature, en tout plus d’une vingtaine de temps forts programmés selon quatre thématiques emblématiques. Objectif : nous faire découvrir le geyser créatif de ce pays volcanique et atmosphérique. Chaud devant.
300 000 habitants pour une superficie de 103 000 km2, dont près de la moitié vit à Reykjavik, « la baie des fumées » devenue capitale en 1918. L’Islande c’est aussi le plus jeune et bouillonnant pays de la planète géologiquement parlant. A l’instar de sa population et, à coup sur, de la créativité qu’inspire cette nature toujours en fusion. Une île pour ainsi dire mystérieuse, où les volcans et les geysers ne cessent de fumer, les habitants se passionnent pour les sagas et, paraît-il, parlent encore aux fantômes ! Derrière, Björk - principale ambassadrice islandaise qui, selon le cinéaste Baltasar Kormakur, « a donné beaucoup de confiance aux Islandais depuis une quinzaine d’années » - se cache une ferveur artistique et culturelle insoupçonnée, en tout cas méconnue sur le Vieux Continent. Ainsi, pour se limiter à la musique, on y recense pas moins de 90 écoles, 6 000 choristes, 400 orchestres et des groupes dans tous les registres d’expression de plus en plus nombreux et présents à l’étranger.
Le chaudron islandais
Partant de ce constat, le Palais des beaux-arts de Bruxelles a eu la bonne idée de concocter le festival « Iceland on the edge » (L’Islande sur le fil du rasoir) qui va permettre au public de se mettre au diapason de Reykjavik et des artistes contemporains et modernes, dans tous les champs de la création : arts plastiques, musique, spectacle vivant (théâtre et danse), littérature, cinéma et architecture. Pendant trois mois et demi, la capitale belge et plus particulièrement son Palais des beauxarts se métamorphosent en chaudron islandais. Les quatre thématiques retenues (Pure Energy, Independent People, Bad taste et Sagas) se réfèrent notamment à l’énergie débordante de sa nature, à l’indépendance farouchement défendue par ce peuple (elle date de juin 1944) et aux fantastiques épopées constitutives d’un genre littéraire né sur cette île au Moyen Age.
En consultant la programmation, on se surprend à épeler des noms pour la plupart inconnus, dans une langue aux consonances des plus exotiques. Difficile par conséquent de savoir quelle en sera la portée qualitative. En tout cas, elle surprend par sa diversité et offre l’opportunité rare dans savoir un peu plus. Dans le registre des arts plastiques, on retiendra l’installation visuelle et sonore de Ruri qui avait fait sensation lors de la Biennale de Venise 2003. Il s’agit d’une oeuvre multimédia (photo, vidéo et son) présentant des chutes d’eau tumultueuses. Un élément essentiel de la vie sur terre inspirant nombre de l’artiste islandaise qui souhaite, entre autres, attirer notre attention sur les risques planétaires qui le menacent : pollutions, pénuries...
La nature prédominante
Parallèlement, une exposition collective de 14 plasticiens contemporains illustrera, là encore, la prédominance et la permanence de la nature comme source d’inspiration. Un thème également abordé dans la présentation de trois générations modernes et contemporaines d’artistes (Kjarval, Davidsson et Gudni) qui ont renouvelé la représentation picturale du paysage islandais qui contribue à la définition de l’identité insulaire. Sans citer toutes les manifestations du festival, on signalera encore les deux soirées proposées par Iceland Airwaves, célèbre festival de musique actuelle qui, chaque automne, draine plus de 5 000 spectateurs à Reykjavic. Enfin, la programmation danse offre la possibilité de voir ou revoir l’une des égéries de Jan Fabre, Erna Omarsdottir qui, avec Margret Sara Gudjonsdottir, compose un duo hystérique mêlant intimement chorégraphie et chants aux tonalités extravagantes.
Alors, déjantés ces Islandais ? Assurément !
> ICELAND ON THE EDGE
jusqu'au 16 mars, Bruxelles, Palais des beaux-arts, +32 2 507 82 00
Expos
• Water Vocal
– Endangerd II, du 27.02 > 27.04, entrée libre, Bozar. Installation de l’artiste Ruri sur des chutes d’eau.
• Dreams of sublime and nowhere, du 27.02 > 27.04, 7/5 €, Bozar.
Expo de 14 artistes islandais sur la nature.
• Magicians of nature, du 27.02 > 27.04, 7/5 €, Bozar. Johannes Sveinsson Kjarval,
Kritsjan Davidsson et Georg Gudni Hauksson, ou trois générations de peintres
modernes et contemporains
Musique
• Iceland Airwaves, 8.03, 19h, 16€, Ancienne Belgique. Soirée organisée par le festival annuel de musique islandaise actuelle. Avec Skakkamanage,
Parachutes, Kira Kira Kristin Björk Kristjansdottir, Mùm...
• Bozarsundays Good morning, 30.03, 11h, et 08.06, 11h, 10€, Bozar salle Le Boeuf.
La musique classique à la mode islandaise.
• Edgy Bad Taste Evening, 30.04, 18h30, 16€, Bozar.
Carte blanche à Einar Örn Benediktsson, fondateur du label Smekkleysa.
Cinéma
• Rétrospective Baltasar Kormakur, 27 et 28.02, 22h, 18h15, 2€ par film, Musée du
cinéma Bis.
• Icelandic Film Festival, du 26 au 31.05, Musée du Cinéma Bis et Bozar.
Sélection de films des nouveaux réalisateurs islandais.
Théâtre
• Peer Gynt, 29.02 et 01.03, 20h, 15/17€, Bozar. Ibsen revu par Baltasar Kormakur.
Danse
• The Mysteries of love, 14.03, 20h30, 15/17€, Bozar Duo sauvage d’Erna Omarsdottir et Margret Sara Gudjonsdottir sur une musique de J. Johannsson.
• Iceland dance company, Open source et Happy new year, 07.04, 20h30, 13/18€,
Bozar.
Littérature
• Débat sur l’oeuvre d’Halldor Laxness (Nobel de littérature 1955), 27.02, 20h, 5€, Bozar.
Architecture
• Expo sur le Centre national de congrès et de concerts de l’architecte Henning Larssen et du plasticien Olafur Eliasson, du 16.04 au 15.06, entrée libre, Boza
Le chaudron islandais
Partant de ce constat, le Palais des beaux-arts de Bruxelles a eu la bonne idée de concocter le festival « Iceland on the edge » (L’Islande sur le fil du rasoir) qui va permettre au public de se mettre au diapason de Reykjavik et des artistes contemporains et modernes, dans tous les champs de la création : arts plastiques, musique, spectacle vivant (théâtre et danse), littérature, cinéma et architecture. Pendant trois mois et demi, la capitale belge et plus particulièrement son Palais des beauxarts se métamorphosent en chaudron islandais. Les quatre thématiques retenues (Pure Energy, Independent People, Bad taste et Sagas) se réfèrent notamment à l’énergie débordante de sa nature, à l’indépendance farouchement défendue par ce peuple (elle date de juin 1944) et aux fantastiques épopées constitutives d’un genre littéraire né sur cette île au Moyen Age.
En consultant la programmation, on se surprend à épeler des noms pour la plupart inconnus, dans une langue aux consonances des plus exotiques. Difficile par conséquent de savoir quelle en sera la portée qualitative. En tout cas, elle surprend par sa diversité et offre l’opportunité rare dans savoir un peu plus. Dans le registre des arts plastiques, on retiendra l’installation visuelle et sonore de Ruri qui avait fait sensation lors de la Biennale de Venise 2003. Il s’agit d’une oeuvre multimédia (photo, vidéo et son) présentant des chutes d’eau tumultueuses. Un élément essentiel de la vie sur terre inspirant nombre de l’artiste islandaise qui souhaite, entre autres, attirer notre attention sur les risques planétaires qui le menacent : pollutions, pénuries...
La nature prédominante
Parallèlement, une exposition collective de 14 plasticiens contemporains illustrera, là encore, la prédominance et la permanence de la nature comme source d’inspiration. Un thème également abordé dans la présentation de trois générations modernes et contemporaines d’artistes (Kjarval, Davidsson et Gudni) qui ont renouvelé la représentation picturale du paysage islandais qui contribue à la définition de l’identité insulaire. Sans citer toutes les manifestations du festival, on signalera encore les deux soirées proposées par Iceland Airwaves, célèbre festival de musique actuelle qui, chaque automne, draine plus de 5 000 spectateurs à Reykjavic. Enfin, la programmation danse offre la possibilité de voir ou revoir l’une des égéries de Jan Fabre, Erna Omarsdottir qui, avec Margret Sara Gudjonsdottir, compose un duo hystérique mêlant intimement chorégraphie et chants aux tonalités extravagantes.
Alors, déjantés ces Islandais ? Assurément !
> ICELAND ON THE EDGE
jusqu'au 16 mars, Bruxelles, Palais des beaux-arts, +32 2 507 82 00
Expos
• Water Vocal
– Endangerd II, du 27.02 > 27.04, entrée libre, Bozar. Installation de l’artiste Ruri sur des chutes d’eau.
• Dreams of sublime and nowhere, du 27.02 > 27.04, 7/5 €, Bozar.
Expo de 14 artistes islandais sur la nature.
• Magicians of nature, du 27.02 > 27.04, 7/5 €, Bozar. Johannes Sveinsson Kjarval,
Kritsjan Davidsson et Georg Gudni Hauksson, ou trois générations de peintres
modernes et contemporains
Musique
• Iceland Airwaves, 8.03, 19h, 16€, Ancienne Belgique. Soirée organisée par le festival annuel de musique islandaise actuelle. Avec Skakkamanage,
Parachutes, Kira Kira Kristin Björk Kristjansdottir, Mùm...
• Bozarsundays Good morning, 30.03, 11h, et 08.06, 11h, 10€, Bozar salle Le Boeuf.
La musique classique à la mode islandaise.
• Edgy Bad Taste Evening, 30.04, 18h30, 16€, Bozar.
Carte blanche à Einar Örn Benediktsson, fondateur du label Smekkleysa.
Cinéma
• Rétrospective Baltasar Kormakur, 27 et 28.02, 22h, 18h15, 2€ par film, Musée du
cinéma Bis.
• Icelandic Film Festival, du 26 au 31.05, Musée du Cinéma Bis et Bozar.
Sélection de films des nouveaux réalisateurs islandais.
Théâtre
• Peer Gynt, 29.02 et 01.03, 20h, 15/17€, Bozar. Ibsen revu par Baltasar Kormakur.
Danse
• The Mysteries of love, 14.03, 20h30, 15/17€, Bozar Duo sauvage d’Erna Omarsdottir et Margret Sara Gudjonsdottir sur une musique de J. Johannsson.
• Iceland dance company, Open source et Happy new year, 07.04, 20h30, 13/18€,
Bozar.
Littérature
• Débat sur l’oeuvre d’Halldor Laxness (Nobel de littérature 1955), 27.02, 20h, 5€, Bozar.
Architecture
• Expo sur le Centre national de congrès et de concerts de l’architecte Henning Larssen et du plasticien Olafur Eliasson, du 16.04 au 15.06, entrée libre, Boza
François Lecocq
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