DIALOGUE SINO-FLAMAND
Quand les oeuvres d’art chinoises quittent le musée de la Cité Interdite de Pékin pour se faire voir ailleurs, c’est déjà un événement. Et quand elles s’exposent aux côtés d’oeuvres occidentales flamandes au musée des beaux-arts de Bruxelles, l’événement devient exceptionnel.
Qu’y a-t-il de commun entre l’art chinois et l’art flamand au cours des siècles ? Pas grand-chose, sinon rien. Pour une fois, une exposition ne cherche pas à trouver des points communs, mais au contraire à souligner les différences. Des différences radicales, dans les styles, et surtout dans la vision du monde.
Deux visions du monde
Le titre de l’exposition est emprunté au livre de l’auteur hollandais J.J. Slauerhoff, paru en 1932. Il traduit au mieux la puissance centralisée d’une civilisation qui s’est maintenue sans interruption pendant plus de 5000 ans, en dépit des bouleversements politiques. Cette continuité se retrouve exactement dans l’art chinois, quasi immuable depuis des siècles. Et focalisé sur l’harmonie. L’Occident, au contraire, a subi d’innombrables changements de pouvoir. D’où l’éclatement des processus d’observation et de création, en adaptation constante par rapport aux rapports de force civils et religieux. Ce phénomène a ouvert la voie à une pensée visuelle qui se reforme perpétuellement en réponse et en réaction aux circonstances.
Deux visions de l’art
Plus d’une centaine de dessins et peintures, manuscrits enluminés et même de la cartographie sont exposés. Le genre importe moins que le sujet et son traitement iconographique. Comment les artistes interprètent-ils le mouvement ? Comment traitent-ils la distance et le détail, l’échelle et la profondeur ? Des oeuvres de Van Eyck, Brueghel, Rubens, Ensor et Spilliaert etc. sont placées entre des illustrations chinoises. Un dialogue passionnant s’installe entre ombres, nudité et péché originel.
Deux visions du monde
Le titre de l’exposition est emprunté au livre de l’auteur hollandais J.J. Slauerhoff, paru en 1932. Il traduit au mieux la puissance centralisée d’une civilisation qui s’est maintenue sans interruption pendant plus de 5000 ans, en dépit des bouleversements politiques. Cette continuité se retrouve exactement dans l’art chinois, quasi immuable depuis des siècles. Et focalisé sur l’harmonie. L’Occident, au contraire, a subi d’innombrables changements de pouvoir. D’où l’éclatement des processus d’observation et de création, en adaptation constante par rapport aux rapports de force civils et religieux. Ce phénomène a ouvert la voie à une pensée visuelle qui se reforme perpétuellement en réponse et en réaction aux circonstances.
Deux visions de l’art
Plus d’une centaine de dessins et peintures, manuscrits enluminés et même de la cartographie sont exposés. Le genre importe moins que le sujet et son traitement iconographique. Comment les artistes interprètent-ils le mouvement ? Comment traitent-ils la distance et le détail, l’échelle et la profondeur ? Des oeuvres de Van Eyck, Brueghel, Rubens, Ensor et Spilliaert etc. sont placées entre des illustrations chinoises. Un dialogue passionnant s’installe entre ombres, nudité et péché originel.
L'EMPIRE INTERDIT
du Jeudi 15 février au Dimanche 06 mai
lieu PALAIS DES BEAUX-ARTS DE BRUXELLES - BOZAR (BRUXELLES)
Emmanuelle Couturier
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par NoUtEkA le Mardi 27 mars - 09:55:17
Juste deux mots pour dire que cette expo vaut vraiment le coup et exprimer quelques bémols. En effet j'ai été déçu par l'accompagnement lors de la visite : plus d'audio guide dispo car réservé aux groupes de touriste, et aucune explication à côté des oeuvres, c'est vraiment dommage. De plus, certaines oeuvres sont difficiles à apprécier du fait du manque parfois de luminosité et des reflets du plexi les protégeant... Sinon c'est vraiment intéressant !
Juste deux mots pour dire que cette expo vaut vraiment le coup et exprimer quelques bémols. En effet j'ai été déçu par l'accompagnement lors de la visite : plus d'audio guide dispo car réservé aux groupes de touriste, et aucune explication à côté des oeuvres, c'est vraiment dommage. De plus, certaines oeuvres sont difficiles à apprécier du fait du manque parfois de luminosité et des reflets du plexi les protégeant... Sinon c'est vraiment intéressant !




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