CARRE MAGIQUE
Ils ont l’allure des Bee Gees sans avoir leur âge ni leur côté kitsch. Grâce à leur
pop un peu old school les Magic Numbers insufflent paradoxalement une énergie
et une légèreté nouvelles à un genre musical parfois trop prétentieux.
Romeo, Michele, Angela et Sean se sont rencontrés dans leur enfance et cela se ressent
dans leur musique. Ils cultivent une même passion pour des compositions aux accents
délicatement vieillots. La pop de leur dernier album, Those the Brokes, résonne comme l’écho de tubes seventies rajeunis. Un rythme léger, presque aérien, des voix qui se posent sur les instrumentations avec la grâce d’un oiseau sur une branche : les Magic Numbers pourraient paraître frivoles, ils sont rien moins que complexes.
Fausse indifférence, vraie profondeur
Leur musique d’abord, entre cordes et batterie énergique, entre coups de blues et coups de sang, apparaît comme le retour aux sources d’une pop parfois désincarnée à force d’être renouvelée. Il faut ensuite voir, écouter, comprendre ce qui se joue sous le vernis coloré des accompagnements. Les paroles, au contraire des accords, expriment le mal-être, le désamour, l’angoisse de la rupture… Ce paradoxe sous-tend leur musique avec la force d’un grand talent.
Décalages scéniques
Sur scène, on les attend joueurs, rieurs et vrais. Le songwriting délicat de ce groupe bien assorti appelant à la danse comme à la mélancolie, on espère de grands moments de folie douce comme d’autres plus attristés, mais toujours authentiques. L’originalité des Magic Numbers, toute en adroits décalages, devrait faire plus d’un adepte parmi les amoureux de la pop pure et dure. Quant au déclin supposé de l’esprit des seventies, ils préfèrent en rire, avec brio.
Fausse indifférence, vraie profondeur
Leur musique d’abord, entre cordes et batterie énergique, entre coups de blues et coups de sang, apparaît comme le retour aux sources d’une pop parfois désincarnée à force d’être renouvelée. Il faut ensuite voir, écouter, comprendre ce qui se joue sous le vernis coloré des accompagnements. Les paroles, au contraire des accords, expriment le mal-être, le désamour, l’angoisse de la rupture… Ce paradoxe sous-tend leur musique avec la force d’un grand talent.
Décalages scéniques
Sur scène, on les attend joueurs, rieurs et vrais. Le songwriting délicat de ce groupe bien assorti appelant à la danse comme à la mélancolie, on espère de grands moments de folie douce comme d’autres plus attristés, mais toujours authentiques. L’originalité des Magic Numbers, toute en adroits décalages, devrait faire plus d’un adepte parmi les amoureux de la pop pure et dure. Quant au déclin supposé de l’esprit des seventies, ils préfèrent en rire, avec brio.
Hélène Mercier
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