BUZZ A LA NAPHTALINE
« I’m tired of being sexy », disait Beyoncé Knowles (philosophe du début du XXIe siècle) : « Cansei de ser sexy », donc, en portugais. Aphorisme qui est le nom de cette nouvelle sensation du moment, venue du Brésil, dont vous allez forcément entendre parler dans un avenir proche, si ce n’est pas déjà fait.
CSS, pour les intimes. Un sextet, cinq filles, un garçon. Une attitude girlie et punkoïde, de l’énergie, un certain sens du second degré et de la posture crâne. Des titres alambiqués (Let’s make love and listen to death from above), des chansons qui disent du mal de Paris Hilton ou qui invitent à boire de l’alcool, entre deux Fuck Off.
L’album est bien construit, bien balancé, bien produit, tout ça est frais, enlevé et réjouissant, mais voilà, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Non. Il y a quelque chose d’inquiétant quand, dès la moitié du deuxième titre, on peut deviner tout ce qui se trouve dans la discothèque des membres du groupe.
PLACE AUX JEUNES
Le Tigre, Chicks on speed, c’est sûr ; Robots in disguise, Sleater-Kinney, Peaches, très probable, et puis aussi sans doute un vieux Bikini Kill de derrière les fagots*. Bonnes références, au demeurant, là n’est pas la question. Le problème, c’est de faire, quinze ans après, du riot grrrl et de se retrouver étiquetté plat du jour, comme si ça venait juste de sortir.
Tendance qui se retrouve un peu partout, rock, pop, électro... C’est vrai, c’était bien, les années 80-90. Mais maintenant c’est fini, et il va falloir passer à autre chose.
* après une visite sur myspace.com/canseidesersexy, j’ajoute Ladytron et Nina Haagen (et un paquet de filles qui montrent leurs sous-vêtements).
L’album est bien construit, bien balancé, bien produit, tout ça est frais, enlevé et réjouissant, mais voilà, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Non. Il y a quelque chose d’inquiétant quand, dès la moitié du deuxième titre, on peut deviner tout ce qui se trouve dans la discothèque des membres du groupe.
PLACE AUX JEUNES
Le Tigre, Chicks on speed, c’est sûr ; Robots in disguise, Sleater-Kinney, Peaches, très probable, et puis aussi sans doute un vieux Bikini Kill de derrière les fagots*. Bonnes références, au demeurant, là n’est pas la question. Le problème, c’est de faire, quinze ans après, du riot grrrl et de se retrouver étiquetté plat du jour, comme si ça venait juste de sortir.
Tendance qui se retrouve un peu partout, rock, pop, électro... C’est vrai, c’était bien, les années 80-90. Mais maintenant c’est fini, et il va falloir passer à autre chose.
* après une visite sur myspace.com/canseidesersexy, j’ajoute Ladytron et Nina Haagen (et un paquet de filles qui montrent leurs sous-vêtements).
Olivia Volpi
Laissez vos commentaires...




Visiteur


Connectez vous ici:
Pas encore membre ?
Inscrivez-vous
Perte de vos identifiants ?
Cliquez ici
Lille
Marseille
Montpellier
Toulouse


let'smotiv #32


Consultez le mag :




Consultez aussi dans la même catégorie:














