ALECHINSKY DE A À Y : LE PINCEAU CABOTEUR
Pierre Alechinsky (né en 1927) occupe la scène artistique française et internationale depuis près de 50 ans. Son pays d’origine, la Belgique, lui offre sa première grande rétrospective. C’est l’occasion de parcourir une oeuvre totalement libérée des modes, basée exclusivement sur la peinture et le graphisme, avec un langage très personnel.
Dans ses toutes premières toiles, dans les années 40, l’influence de l’expressionnisme et du cubisme se fait sentir; puis les lignes se délient en un grouillement très organisé pour devenir des signes, comme dans Les Hautes herbes (1951), la plus connue de ces toiles de l’époque. La participation active du peintre au groupe CoBrA, entre 1947 et 1951, est évoquée par des gouaches et des lithographies. Son intérêt pour la gravure l’amènera jusqu’au Japon où il découvre la calligraphie en 1955. Il peint sur de plus grands formats et libère son geste, comme dans Le Veilleur (1960), d’une simplicité presque enfantine. Avec l’huile, ses toiles du moment sont des grouillements de formes et de lignes, des mondes de monstres et de masques, référence directe à Ensor.
Des encadrements en bande dessinée.
En 1965, tout bascule. A New York, il « voit » Central Park comme un ogre qu’il peint, à l’acrylique dans des tons très colorés. Tout autour, il dessine deux lignes de vignettes en noir et blanc, sorte de bandes dessinées qui nourrissent le tableau et qu’il appelle des « remarques marginales ». Elles vont dorénavant accompagner quasiment tous ses tableaux. Sous le Volcan ensorcelé (1974), elles ne font plus qu’une ligne. Dans les années 80, le peintre travaille sur les traces : celles des papiers anciens, sur lesquels il peint ; et celles de plaques d’égout, qu’il estampe. Les terrils sont ses sujets les plus récents, exacts inverses des volcans. Avec une intériorité toujours aussi explosive.
>> jusqu'au 30.03, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique
mar>dim 10h>17h, 6,5/9€, +32 2 508 34 56
Des encadrements en bande dessinée.
En 1965, tout bascule. A New York, il « voit » Central Park comme un ogre qu’il peint, à l’acrylique dans des tons très colorés. Tout autour, il dessine deux lignes de vignettes en noir et blanc, sorte de bandes dessinées qui nourrissent le tableau et qu’il appelle des « remarques marginales ». Elles vont dorénavant accompagner quasiment tous ses tableaux. Sous le Volcan ensorcelé (1974), elles ne font plus qu’une ligne. Dans les années 80, le peintre travaille sur les traces : celles des papiers anciens, sur lesquels il peint ; et celles de plaques d’égout, qu’il estampe. Les terrils sont ses sujets les plus récents, exacts inverses des volcans. Avec une intériorité toujours aussi explosive.
>> jusqu'au 30.03, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique
mar>dim 10h>17h, 6,5/9€, +32 2 508 34 56
Emmanuelle Couturier
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